Mésothérapie

Qu’est-ce que la mésothérapie ?

La mésothérapie n’est ni plus ni moins qu’une façon particulière d’administrer un traitement par la voie cutanée.

C’est une technique qui a été inventée en 1952 par un médecin français, le docteur Pistor.

La mésothérapie est particulièrement utilisée en traumatologie du sport où elle s’est révélée comme traitement de choix des tendinopathies, des lésions musculaires et autres atteintes ligamentaires.

C’est pourquoi je propose régulièrement aux sportifs blessés une prise en charge par mésothérapie à mon cabinet de Dijon.

Mais la mésothérapie comment ça marche ?

On utilise les propriétés réservoir de la peau qui vont permettre une diffusion progressive et loco-régionale des produits injectés.

Les mécanismes d’actions de la mésothérapie sont encore sujets à caution.

Le Dr Pistor disait lui-même à un journaliste américain :

I don’t know how, I don’t know why, but it works !

Cependant, on peut schématiquement considérer que la mésothérapie a 2 effets :

  • L’effet de la piqûre elle-même qui entraîne une vaso-dilatation locale, une diminution de la production de prostaglandines et une inhibition de la douleur. Certains médecins se sont d’ailleurs essayés à la mésothérapie sèche, c’est-à-dire sans injection de produits.
  • L’effet du mélange de médicaments injectés au plus près de la zone à traiter

Ainsi, 4 niveaux de profondeur sont utilisés :

  • Intra-épidermique où le mélange est juste déposé au moyen d’une aiguille qui effectue des traits sur la peau
  • Intra-dermique superficiel, c’est-à-dire entre 1 et 2 mm de profondeur
  • Intra-dermique profond, de 2 à 4 mm
  • Intra-hypodermique, où l’aiguille injecte à 13 mm de profondeur

En effet, l’action des produits sera différente en fonction de la profondeur d’injection.

Pour être très schématique on dira que plus l’injection est profonde, plus l’action sera rapide.

Et inversement, plus l’injection sera superficielle, plus l’action du produit sera pérenne.

De ce fait lors d’une séance de mésothérapie on variera les profondeurs afin d’injecter dans les 3 plans de l’espace, et de profiter au maximum de tous les effets induits.

Mais on peut aussi vouloir être beaucoup plus sélectif et, sur une poussée aiguë n’injecter qu’en profondeur afin d’obtenir un soulagement rapide. Alors que sur une pathologie chronique évoluant à bas bruit, on cherchera surtout à avoir un effet qui s’étalera dans le temps, et donc on privilégiera les injections superficielles.

Lors d’une séance de mésothérapie quel produit est injecté ?

Il s’agit en général d’un mélange de produits, 1 à 3 au maximum. Si on a besoin d’associer un 4ème produit, on utilise une autre seringue.

Les produits injectés en mésothérapie sont le plus souvent des médicaments relevant de l’allopathie, c’est-à-dire des médicaments qui sont utilisés en médecine traditionnelle occidentale, et qui ont fait leurs preuves.

Les grandes familles de produits, dans leur forme injectable, sont :

  • Les -caïnes : mésocaïne et procaïne
  • Les anti-inflammatoires : piroxicam et kétoprofène
  • Les décontractants musculaires : thiocolchicoside
  • Une hormone : la calcitonine
  • Des complexes vitaminiques
Mésothérapie Dijon ; Dr Fontvielle

Par contre, on n’utilise jamais de cortisone en mésothérapie

Certains praticiens ont recours à la phytothérapie sous sa forme injectable : l’Arnica, et le Rhus toxicodendron sont de grands classiques.

Mésothérapie avec pistolet ou mésothérapie avec aiguille ?

Pour être plus précis on parle de mésothérapie manuelle ou assistée.

Car dans les 2 cas le médecin utilise une seringue et une aiguille, il faut bien faire pénétrer le produit.

Avec la technique manuelle, chez les praticiens expérimentés, le geste est fluide, rapide et s’adapte parfaitement aux reliefs anatomiques.

Pour la technique assistée, on utilise un injecteur électronique (plutôt qu’un pistolet !) muni d’une buse à usage unique, qui permet de déterminer de façon précise la profondeur d’injection et le volume de la goutte.

Il n’y a pas de technique meilleure que l’autre, cela dépend vraiment des habitudes du médecin.

Est-ce que la mésothérapie fait mal ?

Je réponds toujours à cette question : « non la mésothérapie ne fait pas mal, mais est-ce qu’elle vous fera mal, je ne sais pas ! »

Chacun ayant son propre seuil de douleur, on ne peut pas dire à l’avance si vous aurez mal ou pas.

D’une manière générale, c’est surtout la multiplicité des injections qui, à force, devient désagréable.

A titre de comparaison, et c’est un exemple qui parlera à beaucoup, une séance de mésothérapie est bien moins douloureuse qu’un tatouage !

La mésothérapie, à quel âge ?

D’un point de vue théorique l’âge n’a d’importance que pour adapter la posologie des médicaments mais n’est pas un frein à la réalisation de séances de mésothérapie.

Cependant, d’un point de vue pratique, on se heurte au problème des âges extrêmes de la vie.

Pour les séniors, souvent polymédicamentés, la mésothérapie est tout à fait adaptée, car elle shunte la voie digestive, évitant ainsi des effets secondaires supplémentaires.

Pour les enfants, on est confronté inévitablement à la peur de la piqûre. C’est pourquoi je ne pratique pas de mésothérapie avant 10 ans.

Alors, que soigne la mésothérapie ?

Les indications d’un traitement par mésothérapie sont nombreuses.

Que ce soit en médecine générale :

  • Crises de coliques néphrétiques
  • Sinusites
  • Règles douloureuses
  • Stress, anxiété

Mais aussi en médecine esthétique :

  • Cellulite
  • Perte de cheveux
  • Mésolift
  • Vergetures

Et surtout en traumatologie du sport et en rhumatologie.

C’est dans ces 2 derniers domaines que je pratique la mésothérapie à Dijon.

Voyons ensemble son intérêt.

La mésothérapie pour la douleur

Ou plutôt la mésothérapie contre la douleur, car c’est un véritable outil de prise en charge de la douleur.

L’effet antalgique apparaît peu de temps après la réalisation de la séance. Les propriétés de réservoir de la peau permettent d’avoir une action pérenne, qui s’inscrit dans la durée.

Et cet effet antalgique est renforcé au fil des séances.

Mésothérapie et arthrose

La mésothérapie donne beaucoup de satisfaction dans la prise en charge des pathologies articulaires dégénératives.

Car si la mésothérapie ne guérit pas l’arthrose, elle intervient dans la prise en charge des poussées inflammatoire et apporte un confort de vie certain aux patients à la fois en diminuant les douleurs articulaires, mais aussi en recouvrant de l’autonomie.

                  Mésothérapie ou infiltration ?

C’est la révolution qu’a apporté Pistor au traitement de l’arthrose en inventant la mésothérapie.

Car jusqu’ici la seule alternative aux traitements anti-inflammatoires oraux était les infiltrations de cortisone, avec les effets secondaires qu’on leur connaît.

Prenons ces 2 exemples :

  • La mésothérapie pour l’arthrose du genou

L’arthrose fémoro-patellaire est une des meilleures indications de la mésothérapie. Elle diminue de façon très significative les gonalgies et permet ainsi au patient d’augmenter progressivement son périmètre de marche.

Cela sera d’autant plus marqué qu’on lui associera de la rééducation.

La mésothérapie a ainsi permis de réduire de façon importante le recours aux infiltrations de cortisone.

Mais bien sûr la mésothérapie reste un traitement de 1ère intention.

Pour les cas d’arthrose du genou plus évolués, on lui préfèrera les injections d’acide hyaluronique, ou mieux encore, de PRP .

  • La mésothérapie pour le mal au dos

La mésothérapie s’est imposée comme un traitement de choix de l’arthrose lombaire.

On sait que les poussées inflammatoires d’arthrose lombaire vont s’accompagner de douleurs et de contractures des muscles para-vertébraux.

Ainsi le mélange utilisé en mésothérapie pourra agir sur l’inflammation, la douleur et la contracture musculaire, et cela sans effet secondaire.

Ceci est vrai lorsqu’il s’agit d’une simple lombalgie dégénérative sans signe radiculaire, mais la mésothérapie sera aussi très utile en cas de sciatique ou de cruralgie.

Mésothérapie et tendinite : traitement d'un tennis elbow par mésothérapie à Dijon

Mésothérapie et tendinite

La mésothérapie est particulièrement indiquée dans le traitement des tendinites.

Je vous invite à lire l’article très complet que je lui ai consacré : Comment soigner efficacement vos tendinites.

A quelle fréquence doit-on faire de la mésothérapie ?

La mésothérapie est un traitement qui ne comprend que très rarement une seule séance.

Les protocoles usuels de prise en charge se font sur 3 à 5 séances idéalement espacées d’une semaine (parfois 15 jours pour les dernières séances).

Mais ces protocoles, bien sûr, peuvent varier en fonction de la pathologie et de l’ancienneté des symptômes.

Car, contrairement aux infiltrations de corticoïdes, en mésothérapie on n’est pas limité en nombre de séances.

Dans ma pratique quotidienne j’ai constaté que les résultats obtenus étaient plus pérennes après cinq séances, mais qu’il y avait intérêt à attendre au moins 3 à 6 mois avant d’envisager une nouvelle cure de 5 séances.

La mésothérapie produit ses effets au bout de combien de temps ?

Tout dépend bien sûr de la pathologie, de l’ancienneté des symptômes et du bon respect des consignes du médecin (en particulier en termes de repos sportif).

Mais d’une manière générale on peut dire que le maximum des effets est atteint après 3 séances.

C’est pourquoi pratiquer la mésothérapie en « one-shot » n’a pas de sens.

Par contre, si au bout de 5 séances il n’y a pas d’amélioration, il conviendra de revoir le diagnostic ou le traitement (et parfois même les deux !).

Les contre-indications

Il n’y a pas de contre-indication à la technique d’injection, je rappelle que la mésothérapie n’est qu’une façon particulière d’apporter le médicament.

Par contre, il peut y avoir des allergies aux médicaments utilisés.

D’où l’importance de l’interrogatoire médical qui précède le traitement. Il est indispensable que le patient signale au médecin ses éventuelles allergies avant de commencer le traitement.

De même si le patient a eu une réaction particulière après une séance de mésothérapie, il doit en informer le médecin.

Pour les compétiteurs, la question du dopage doit se poser de façon systématique avant tout traitement.

La mésothérapie n’est pas une méthode de dopage. Et donc les sportifs peuvent se faire soigner par mésothérapie à l’entrainement comme en compétition.

Pour ceux qui auraient des doutes sur les produits injectés par leur médecin, je rappelle qu’il est de leur responsabilité de vérifier si ces produits ne sont pas interdits par l’Agence française de lutte contre le dopage.

La vérification se fait très facilement en allant sur le site de l’AFLD, dont je vous mets le lien : https://www.afld.fr

Les effets secondaires

C’est une technique d’injection très bien supportée.

L’étude ENANTOME s’est penchée sur la mésothérapie et ses effets secondaires :

  • Dans plus de 85% des cas il n’y a aucune réaction après une séance de mésothérapie.
  • Des réactions douloureuses, pendant les 2 premiers jours, aux points d’injection sont observées dans 7% des cas.
  • 6% des patients se plaignent d’hématome
  • Des démangeaisons sont retrouvées dans 1,5% des cas
  • Des rougeurs très localisées apparaissent dans moins de 0,5%
  • La sensation de flush (retrouvée dans 2,5% des cas) est en lien le plus souvent avec l’injection de calcitonine trop profonde

Et dans la plupart des cas les réactions locales, que ce soit la douleur, la rougeur ou les démangeaisons, vont s’estomper au fil des séances, comme si la peau s’adaptait à la mésothérapie.

La survenue d’infections dans les suites d’une séance de mésothérapie, voire de nécroses cutanées, relève de pratiques d’un autre temps.

Car toutes les mesures nécessaires sont prises aujourd’hui pour assurer la sécurité du patient :

  • Une large antisepsie cutanée, le plus souvent à la Chlorhexidine, est réalisée en début de séance.
  • Le port de gants par le médecin
  • Le matériel : aiguilles, seringues, compresses, est stérile et à usage unique.
  • Les médicaments utilisés se présentent sous forme d’ampoules injectables, stériles elles aussi.
  • Et les déchets de soins sont ensuite éliminés de façon spécifique dans des containers scellés.

Enfin, pour éviter les effets secondaires indésirables, il est conseillé de respecter les consignes de sécurité suivantes :

  • Avant la séance de mésothérapie

– Signalez éventuellement les allergies ou réactions anormales apparues après un traitement médical ou une séance de mésothérapie antérieure.
– Si vous prenez un médicament quelconque, même banal, signalez-le à votre médecin.
– Ne prenez pas d’aspirine, ni d’anti-inflammatoire dans les 48 heures qui précèdent la séance.
– Nettoyez votre peau au savon de Marseille.

  • Le jour de la séance

– Pas de pommade, ni lait corporel, ni fard sur la zone traitée.
– Evitez les ceintures, bas, gaines, jeans trop serrés.
– Signalez les périodes de règles et éventuellement les maladies en cours et leur traitement.

  • Après la séance

– Evitez le contact avec la poussière.
– Pas de massages, sauna ou hammam pendant 24 heures.
– Evitez les bains en piscine ou baignoire pendant 24 heures.
– Evitez l’exposition au soleil pendant 48 heures.
– Evitez de porter des vêtements neufs ou trop serrés, au contact direct des zones traitées.
– Pas de pommade, ni lait corporel, ni fard sur la zone traitée pendant 48 heures.
– Pas de ionisations sur les zones traitées pendant 3 jours.

(Consignes édictées par la société française de mésothérapie)

Est-ce que la mésothérapie fatigue ?

Pas de façon spécifique, et il n’y a pas lieu de suspendre son activité professionnelle après une séance.

La survenue d’un rebond douloureux après injection est possible, mais reste rare (7%), et n’imposera pas de repos.

Quant à la pratique d’un sport après la mésothérapie, question qui m’est souvent posée, en dehors de la natation, il n’y a pas de contre-indication absolue.

Cependant, la transpiration excessive et les effractions cutanées dues aux multiples injections font rarement bon ménage. C’est pourquoi je conseille à mes patients d’attendre le lendemain pour retourner s’entrainer.

En Pratique

Comment faire une mésothérapie ?

Ça y est, vous avez bien compris que la mésothérapie est une réponse possible à vos douleurs et qu’elle conviendra au traitement de votre poussée d’arthrose ou de votre tendinite.

Mais comment devez-vous procéder pour bénéficier d’un traitement par mésothérapie ?

L’accès aux soins en France est aujourd’hui bien codifié.

En effet, c’est votre médecin traitant qui en est la pierre angulaire.

C’est lui qui vous examine en premier lieu, prescrit des examens complémentaires si nécessaire, porte un diagnostic et vous prescrit un traitement.

Donc c’est votre médecin traitant qui vous orientera vers un médecin mésothérapeute.

Et votre médecin vous remettra normalement un courrier pour son confrère, sans avoir à préciser le nombre de séances.

A la fin du traitement, le médecin mésothérapeute enverra un courrier au médecin traitant afin de l’avertir de l’évolution de la pathologie et lui donner la conduite à tenir.

Mais si mon médecin ne connaît pas la mésothérapie ou refuse de m’en prescrire, puis-je aller faire de la mésothérapie sans ordonnance ?

Il n’y a pas besoin d’ordonnance au sens médical du terme, mais plutôt un courrier médical d’introduction entre confrères, dans lequel votre médecin expliquera :

– le motif de vos séances (« Mon patient a mal à l’épaule »)

– les résultats de son examen et des examens complémentaires (« L’examen clinique est en faveur d’une tendinite, ce que confirme l’échographie »

– le détail de vos antécédents

– …

Ce courrier est donc très important. Et il va bien au-delà du simple parcours de soins.

Mais si malheureusement vous n’arrivez pas à obtenir de courrier de votre médecin traitant, vous pouvez tout de même aller faire de la mésothérapie sans ordonnance.

Qui pratique la mésothérapie ? 

En France, seuls les médecins sont autorisés à la pratiquer.

Elle fait l’objet d’un enseignement post-universitaire, réparti sur une année scolaire, et est sanctionnée par un examen et la soutenance d’un mémoire.

Les lauréats sont titulaires du Diplôme Inter-Universitaire (DIU) de Mésothérapie.

Et ce diplôme est ensuite enregistré au Conseil départemental de l’Ordre des médecins où la liste des médecins mésothérapeutes peut être consultée.

D’autres médecins pratiquent la mésothérapie sans avoir suivi la formation du DIU.

Pour trouver un médecin pratiquant la mésothérapie près de chez vous, il est aujourd’hui très simple d’utiliser votre moteur de recherche préféré et de taper les mots-clés : Mésothérapie + votre ville.

Mésothérapie oui, mais quel remboursement ?

La mésothérapie n’est pas remboursée par les caisses primaires d’assurance maladie.

Chassons tout de suite une idée préconçue : ce n’est pas parce que ce n’est pas remboursé que ce n’est pas reconnu.

L’académie de médecine reconnait la mésothérapie, son intérêt comme traitement et son efficacité. C’est pourquoi elle autorise son enseignement dans les facultés de médecine de France. Et cet enseignement fait l’objet d’un diplôme post-doctorat intitulé « Diplôme inter-universitaire de mésothérapie ».

La mésothérapie pour le dos

Par contre les caisses d’assurance maladie décident de rembourser ou non un acte médical. Parfois ces décisions de remboursement peuvent nous amener à nous interroger …

Ainsi, pour prendre un autre exemple, le forfait monture remboursé est ridiculement bas. Et pourtant ce n’est pas parce que les lunettes ne sont pas reconnues !

Comme il s’agit d’un acte dit « hors nomenclature », il n’y a pas de prix réglementé et le praticien est donc libre de fixer le montant de son acte « avec tact et mesure ».

Ainsi le prix d’une séance varie d’un praticien à l’autre.

Plusieurs critères peuvent expliquer ces variations :

  • L’expérience du praticien
  • La surface injectée / le temps de la séance
  • L’association avec d’autres actes : cryothérapie, taping, …
  • La fourniture (ou non) des médicaments injectés

(à ce propos il est bon de rappeler que la mésothérapie étant un acte hors nomenclature, les médicaments utilisés ne sont pas non plus remboursés par les caisses d’assurance maladie).

Mais cependant de plus en plus d’assurances maladie complémentaires remboursent les actes de mésothérapie sur présentation d’une facture.

Donc je vous recommande de consulter votre mutuelle préalablement au traitement afin de vous faire préciser les modalités de la prise en charge.

Et pour conclure

Nous l’avons vu, les avantages de la mésothérapie sont nombreux.

Son développement depuis 1952 a littéralement révolutionné la médecine du sport en particulier dans le domaine de la traumatologie.

Et son efficacité lui a permis de rapidement s’imposer auprès des athlètes toujours en recherche d’un traitement leur permettant de reprendre les chemins du stade au plus vite, tout en restant à l’abri des sirènes du dopage.

Ainsi tendons, muscles, ligaments et articulations sont devenus les terrains de jeu de ces drôles de petites aiguilles nappant la surface de peau en regard.

Mais 70 ans après son invention, que reste-t-il de la mésothérapie en traumatologie du sport ?

La mésothérapie reste un traitement de choix de la douleur.

Pour les tendinites, c’est le traitement de 1ère intention, elle a remplacé le recours systématique à l’infiltration de cortisone.

La mésothérapie doit être utilisée lors des poussées aiguës d’arthrose. Le mal de dos, les lombalgies, les poussées arthrosiques du genou sont une indication de mésothérapie. Son absence d’effets secondaires chez des patients souvent polymédicamentés par ailleurs, est un argument déterminant.

Enfin, c’est une thérapie dans laquelle l’observance est totale, puisque l’administration des médicaments se fera exclusivement au cabinet du médecin, ce qui n’est pas dénué d’intérêt.

Alors oui, la mésothérapie a toujours sa place aujourd’hui dans notre arsenal de médecine du sport.

Les patients ayant déjà bénéficié de ce traitement ont souvent été séduits par son efficacité et ont bien compris l’intérêt d’y avoir recours en cas de blessure.

Pour les néophytes, franchissez le pas de la peur de l’aiguille et venez profiter des effets de la mésothérapie à Dijon ou ailleurs.