Comment soigner efficacement vos tendinites

COMMENT SOIGNER EFFICACEMENT VOS TENDINITES
Tout savoir sur la mésothérapie en 5 points

Vous n’en pouvez plus de cette douleur au talon qui vous agresse dès le matin au lever.

Vous en avez assez de cette douleur au coude qui vous a fait perdre tous vos matchs de tennis en ce début de saison.

Mésothérapie

Vous ne supportez plus de devoir rester devant votre télé à cause de cette douleur à la hanche qui vous empêche de randonner avec vos amis.

Alors vous devez lire cet article qui va vous présenter un traitement efficace pour vos tendinites.

Epicondylite latérale D

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Et pour vos rendez-vous au cabinet

Pendant mes études de médecine j’ai tenu à poursuivre ma pratique régulière du sport. Une hygiène de vie, mais surtout un équilibre qui me permettait d’évacuer le stress d’une charge de travail conséquente.

Comme vous, je me suis blessé et j’ai cherché le traitement le mieux adapté.

Bon élève, je suis d’abord allé voir mon médecin traitant pour ressortir de la consultation avec une ordonnance d’anti-inflammatoires et du repos sportif.

Effectivement avec le repos les douleurs disparaissaient pour malheureusement revenir à la reprise du sport.

Pas satisfait, j’ai cherché, cherché.

Pour finalement découvrir ce traitement déjà utilisé principalement par des médecins du sport.

Ce traitement m’a soigné.

Ce traitement m’a guéri.

Convaincu de l’efficacité et de la pérennité des résultats je me suis formé à cette technique que j’utilise plusieurs fois par jours depuis maintenant plus de 15 ans.

Vous aussi vous en avez marre qu’on vous prescrive des anti-inflammatoires dès qu’un de vos tendons vous chatouille ?

Vous aussi le repos sportif et les séances de kiné à répétition ne vous satisfont pas ?

Vous non plus vous ne considérez pas les tendinites comme une fatalité ?

Alors poursuivez la lecture de cet article et découvrez en 5 points le traitement véritablement efficace de vos tendinites : la MESOTHERAPIE


#1 La mésothérapie, c’est quoi ?

Cocorico, ce traitement a été inventé par un français, le Dr Michel Pistor, qui l’a mis au point en 1952.

Il est parti du principe qu’un traitement injecté en regard de la zone douloureuse serait plus efficace qu’un traitement administré par voie générale.

Pour la petite histoire le Dr Pistor (https://www.whoswho.fr/decede/biographie-michel-pistor_11661) était un médecin de campagne installé à Bray-Lû dans le Val-d’Oise. Un jour, un de ses patients de 80 ans vient le consulter pour une insuffisance respiratoire. A l’époque il était d’usage de traiter cette insuffisance respiratoire par injection de Procaïne. Le lendemain son patient, sourd depuis des années, revient, il ne respirait pas mieux, mais avait retrouvé une partie de son audition ! Pistor associa immédiatement la disparition de la surdité à l’injection de Procaïne. Il envisagea alors de traiter le mal au plus près en injectant de toutes petites quantités de Procaïne autour des oreilles de son patient.

A ce traitement il a donné le nom de mésothérapie, association de deux racines grecques : « mesos » qui signifie milieu et « therapein » qui veut dire soigner. On soigne donc le milieu ? Mais le milieu de quoi ?

En fait Pistor se réfère au mésoderme qui est un des feuillets périphériques de l’embryon (au milieu entre l’ectoderme et endoderme … mais peu importe !) pour bien signifier que le traitement passait avant tout par la peau.

Inventeur de génie, le Dr Pistor a associé à la mésothérapie une règle de base :

 Peu, Rarement et Au bon endroit  

  • Peu, car les quantités de produits injectées sont très réduites.
  • Rarement, car la mésothérapie se fait selon des protocoles de 3 à 5 séances espacées de 1 à 2 semaines.
  • Au bon endroit, les injections se font en regard de la zone douloureuse et pas ailleurs.

Il ne s’agit donc pas d’une médecine particulière, ni d’une « acupuncture à la française », la mésothérapie n’utilise pas les points méridiens de l’acupuncture mais injecte un mélange allopathique en très faibles doses qui joue un rôle déterminant dans l’effet obtenu.

Les résultats se sont rapidement montrés très spectaculaires et Michel Pistor a tout de suite compris l’importance de former des confrères à même eux aussi d’utiliser la mésothérapie.

Depuis elle est pratiquée sur les 5 continents et enseignée dans les facultés de médecine. En France elle fait l’objet d’un diplôme inter-universitaire (DIU).

Maintenant que je vous ai expliqué ce qu’est la mésothérapie et les principes édictés par le Dr Pistor, je vais vous montrer ce qu’on utilise dans ce traitement.


#2 La mésothérapie, on utilise quoi dans ce traitement ?

Vous avez bien compris que la mésothérapie n’est qu’une façon particulière d’administrer un traitement.

Eh oui, il s’agit bien d’injections dans la peau et même de multiples injections !

Et vous voulez savoir ce que l’on va utiliser pour ces injections ?

Il y a le matériel qu’on utilise pour injecter et bien sûr le mélange que l’on injecte.

Dans le matériel on va retrouver :

  • Des compresses et des produits antiseptiques pour préparer la zone d’injection.
  • Des aiguilles, très fines, d’une longueur qui varie de 4 à 13 mm.
  • Des seringues, en général de 5 ou 10 ml de volume.
  • Parfois certains praticiens utiliseront des appareils d’injection (en forme de pistolet), d’autres préfèrent le faire à main levée, tant la technique d’injection, une fois maîtrisée, peut s’avérer simple et rapide.

Mais ce qui est important, bien évidemment, c’est le mélange que l’on va injecter.

Les praticiens utiliseront soit de l’allopathie (médecine classique occidentale), soit de la phytothérapie (des plantes en concentration plus ou moins diluée).

En allopathie on retrouvera par exemple des anti-inflammatoires, des antalgiques, des décontractants musculaires ou encore des vitamines.

Attention, l’utilisation de cortisone est proscrite en mésothérapie.

En phytothérapie on pourra utiliser de l’Arnica, du Rhus toxicodendron, du Ruta graveolens …

Il s’agit le plus souvent de mélanges de 2 ou 3 produits.

Lorsque le praticien veut injecter plus de 3 produits, il utilisera 2 seringues différentes.

Certains produits ne font pas bon ménage ensemble, il se peut donc que votre médecin utilise 2 seringues différentes même si au total il n’injectera que 3 produits.

Là je suis certain que vous vous posez une question.

La mésothérapie, ces petites injections, c’est sûre ou ça présente un risque pour moi ?

Pas de panique, on est en 2020 et on travaille avec du matériel stérile à usage unique.

Donc pas de risque !

Les compresses, les aiguilles, les seringues et les ampoules de médicament, tout est à usage unique et part ensuite dans des containers scellés pour être incinéré.

Je vous sens déjà plus rassuré. Pas complètement ?

Nous venons donc de voir ce que l’on utilise, je vais tout de suite vous expliquer comment se déroule une séance de mésothérapie, comme si vous y étiez.

Dr Frank Fontvielle


#3 La mésothérapie, ça se passe comment ?

Nous avons vu au début de cet article qu’avec la mésothérapie tout se passe au niveau de la peau.

On injecte dans la peau, au plus près de la douleur.

Mais vous vous demandez certainement alors pourquoi des aiguilles de taille différente ?

Parce que même si on reste dans l’épaisseur de la peau, les profondeurs d’injection peuvent être variables.

Schématiquement on distingue 4 profondeurs d’injection :

  • Injection IED (intra-épidermique) : le mélange est « déposé » sur la peau, le praticien va faire des traits en superficie et napper la zone douloureuse
  • Injection IDS (intra-dermique superficielle) : l’aiguille pénètre d’environ 1 à 2 mm.
  • Injection IDP (intra-dermique profonde) : l’aiguille va un peu plus loin jusqu’à 2 à 4 mm de profondeur.
  • Injection IHD (intra-hypodermique) : là on descend bien plus en profondeur jusqu’à 10 à 13 mm

Alors plus c’est profond et plus ça fait mal ?

Pas exactement.

En fait ce ne sont que les injections IDP qui peuvent être un peu douloureuses.

Les injections IED, IDS et même IHD sont très peu sensibles.

Souvent on mixera les profondeurs d’injection, des profondes avec des plus superficielles par exemple.

D’un point de vue pratique, une séance de mésothérapie se déroule ainsi.

Après un interrogatoire pour éliminer les éventuelles contre-indications, le praticien désinfecte la peau (en général à la chlorhexidine).

Il va préparer le mélange à administrer.

Puis arrive le moment que vous attendiez.

Les injections.

Elles sont souvent multiples, de profondeur variable nous l’avons vu, et largement supportables rassurez-vous.

Ça peut parfois un peu saignotter, mais l’hémostase se fera rapidement et il n’est pas nécessaire de mettre de pansement.

Bon, et une fois qu’on a fait toutes ces piqûres, c’est terminé, on est guéri ?

Pas si simple, on fait rarement une seule séance de mésothérapie.

Généralement on est sur des protocoles de 3 à 5 séances avec 1 à 2 semaines d’intervalle entre les séances.

Mais on n’est pas limité, à l’inverse des infiltrations de cortisone où on ne dépasse pas 3 par an, en mésothérapie rien empêche de répéter les séances si c’est nécessaire, finalement ce n’est qu’une façon particulière d’apporter le médicament.

Et les effets secondaires ?

Ils dépendent en partie des produits utilisés.

Mais la mésothérapie est souvent beaucoup plus efficace et mieux tolérée que les traitements par voie orale.

Notamment il n’y a pas de risque de brûlures d’estomac comme après une prise d’anti-inflammatoires en comprimés.

Ainsi les personnes souffrant d’ulcère à l’estomac peuvent bénéficier d’injection d’anti-inflammatoires par mésothérapie sans risque.

Ah, la crainte des piqûres ! Je sais, elle est parfois difficilement contrôlable.

Aussi il faut juste se dire qu’il ne s’agit pas de piqûres classiques avec une grosse aiguille, mais juste d’une multitude de toutes petites punctures avec une aiguille très fine. Et, honnêtement, vue la quantité de patients aujourd’hui porteurs de tatouages, une séance de mésothérapie est sans commune mesure.

Les quelques douleurs dues aux injections disparaissent très rapidement, mais parfois on peut avoir un rebond douloureux dans les jours suivants. Ce rebond ne durera pas.

Certains présenteront une rougeur en regard de la zone d’injection, d’autres un flush localisé au cou et au visage. L’un comme l’autre seront transitoires.

Maintenant que vous savez comment cela se passe, c’est le moment de voir à qui on peut proposer ce traitement.


#4 La mésothérapie, ça s’adresse à tout le monde ?

Attention, il s’agit d’un traitement médical et aucun traitement médical ne s’adressera à tout le monde.

Alors pour quelle pathologie peut-on proposer un traitement par mésothérapie ?

Elles sont nombreuses, et en premier lieu les tendinites (on parle plutôt de tendinopathies), nous allons les détailler :

  • Épaule : tendinopathies de la coiffe des rotateurs
  • Coude : tennis elbow et golf elbow
  • Poignet : tendinopathie de De Quervain
  • Hanche : tendinopathie du moyen fessier
  • Cuisse : tendinopathie des ischio-jambiers, du droit fémoral
  • Genou : Tendinopathie rotulienne, de la patte d’oie
  • Jambe : Tendinopathie du jambier antérieur
  • Cheville : Tendinopathie achilléenne, du tibial postérieur, des fibulaires

Mais la mésothérapie peut aussi être utilisée dans d’autres pathologies comme les entorses, les lumbago, les lésions arthrosiques …

Y a-t-il un âge limite ?

Pour les enfants, bien qu’il n’y ait pas de contre-indication dans la mesure où l’on conserve une posologie adaptée, c’est plus l’appréhension des piqûres qui nous limitera chez les moins de 10 ans.

Par contre chez le sujet âgé, souvent poly-médicamenté, la mésothérapie est tout particulièrement adaptée en raison de nombre réduit des effets secondaires.

Et en ce qui concerne les femmes enceintes ou qui allaitent ?

Comme souvent c’est une période de la vie de la femme où l’on est extrêmement prudent pour son enfant. Même si aucun effet indésirable n’a été démontré, on ne prendra pas de risque de faire des séances de mésothérapie.

Puisque nous venons de décrire les différentes indications de ce traitement, il nous reste à voir le plus important, quand allez-vous pouvoir reprendre le sport ?


#5 La mésothérapie, ça marche au bout de combien de temps ?

Là encore, on fait de la médecine, aucun traitement ne fonctionne dans 100% des cas.

Tout dépend bien évidement du type de tendinopathie (puisque nous parlons du traitement des tendinites) et surtout de sa durée d’évolution. Il est certain qu’une tendinite évoluant depuis plusieurs mois (voire années !), et éventuellement passée à la chronicité, présentant potentiellement des signes de complications (calcifications, fissurations), sera beaucoup plus longue à traiter qu’une tendinopathie aiguë.

La reprise de l’activité physique pourra se faire assez rapidement, dans les 15 jours à 3 semaines qui suivent la 1ère injection. Il n’y a d’ailleurs pas de contre-indication particulière à faire du sport (en dehors de la natation) après une séance de mésothérapie.

N’oubliez tout de même pas qu’il faut laisser une chance au tendon de guérir et ne pas le malmener pendant le traitement.

Souvenez-vous Jean de La Fontaine :

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage

 Mais d’une façon générale, en l’absence d’amélioration après 3 séances, il faudra envisager une autre prise en charge.

Cependant on constate souvent avec la mésothérapie une poursuite de l’amélioration clinique jusqu’à 4 semaines après la dernière injection.


Puisque vous êtes convaincu de l’intérêt de ce traitement, il vous reste à trouver un praticien.

Rien de très compliqué aujourd’hui, vous le trouverez facilement en tapant les mots clés adéquats dans votre moteur de recherche préféré.

Je vous rappelle cependant que la mésothérapie se pratique exclusivement par un médecin.


La mésothérapie est un traitement simple, sûr, reconnu, utilisant des microdoses de médicaments sur la peau, permettant ainsi une plus grande efficacité thérapeutique. Ses performances dans les maladies de l’appareil locomoteur en font un traitement de choix des tendinopathies.


Bon sport à tous

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